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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 21:07

Situé sur le quai nº 2 de la gare, le Mémorial du wagon de la Déportation a été officiellement livré. Il rend hommage aux milliers de victimes transférées vers les camps nazis.

- A +

Voilà dix ans qu'il attendait ce moment. Hier, Alain Lorriaux, président de l'association pour le Mémorial du wagon de la déportation, a enfin vu son projet officiellement consacré par la République. En marge du quai nº2 de la gare, porte-drapeaux, élus et sous-préfet ont participé à l'inauguration des deux wagons symbolisant la Déportation. L'un date de 1918, l'autre de 1949. Ils s'apparentent à ceux utilisés par la SNCF, sur ordre des nazis, pour convoyer les juifs, les résistants et autres opposants politiques vers des camps de sinistre mémoire : Auschwitz, Buchenwald, Dachau, Ravensbrück... À l'intérieur des wagons, le visiteur a accès à des témoignages vidéos, tandis que des silhouettes métalliques alignées les unes contre les autres représentent l'horrible promiscuité qui régnait pendant des trajets de plusieurs jours, sans eau ni nourriture.

« À 14 ans, j'ai vu le film Nuit et brouillard d'Alain Resnais. Il m'avait touché, rendu plus adulte. J'ai toujours voulu mener une action en hommage aux déportés. Aujourd'hui, je souhaite que ce mémorial vive, qu'il reçoive des élèves. Pour que les hommes et les femmes ayant souffert ne soient jamais oubliés », a déclaré Alain Lorriaux.

On le sait, le projet de mémorial n'avait pas forcément fait l'unanimité parmi les anciens déportés et résistants. L'un d'eux, Jacques Bergez, de Gouvieux, refusait ainsi « d'être réduit à une silhouette en tôle inactive et inexpressive » (Courrier picard du 5 novembre). Hier, le maire de Margny, Bernard Hellal, a fait une rapide allusion à ces divergences, avant d'affirmer que « les deux wagons représentent bien cette tragique histoire » de la Déportation.

La SNCF a été partie prenante de cette page sombre de l'histoire, comme l'a reconnu Bernard Emsellem, un des dirigeants nationaux de la compagnie : « L'œuvre de mort des nazis est passée par le ferroviaire. La SNCF aujourd'hui affronte ce passé, elle ne cherche pas à l'esquiver. Son personnel s'est aussi livré à des actes de résistance héroïques, plus ou moins discrets. La SNCF a eu plusieurs visages durant la Seconde guerre mondiale, comme le reste de la France.
 »

Un temps annoncé, le ministre délégué aux Anciens combattants, Kader Arif, n'a finalement pas pu venir puisqu'il assistait à l'hommage rendu à Wilfried Pingaug, ce soldat français tué au Mali. Le sous-préfet a lu un message de sa part. La cérémonie s'est conclue par des dépôts de gerbes au pied de la plaque rendant hommage aux déportés. Plus de 45 000 personnes ont été internées dans le camp de Royallieu entre 1941 et 1944.

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 18:43


L'an dernier, l'exposition avait été inaugurée par Jacquelien Houlgatte, présidente AFMD 35, Jean-Claude Mahé, Daniel Bouchet et Patrick Van Houtte. 

 

Mémoire de la Résistance et de la Déportation, l'exposition a sensibilisé beaucoup d'élèves, l'an dernier.Cette année, le public est invité à s'y associer, salle du Cosec.

 

L'année dernière, l'exposition Mémoire de la Déportation et de la Résistance avait été réservée aux élèves. Et cela avait suscité des réactions d'incompréhension. « Nous avons donc décidé de poursuivre un travail essentiel de mémoire, en invitant le public à s'y associer », explique Daniel Bouchet, adjoint, et responsable de l'événement. Cette seconde rencontre ouvrira donc le champ des échanges. Elle s'intéressera aussi davantage à ceux qui, localement, ont été impliqués dans un drame qui a profondément marqué notre histoire.

Pas une histoire ancienne

La Déportation n'est pas de l'histoire ancienne. « Ce n'est pas simple. Mais c'est en y réfléchissant, que l'on pourra éviter de retomber dans tout excès bassement inhumain », insiste Jean-Claude Mahé, pionnier d'un jumelage emblématique, entre Dinard et Starnberg, ville bavaroise située à quelques kilomètres du terrible camp de concentration de Dachau que beaucoup de Dinardais ont visité.

L'exposition, c'est l'affaire de Patrick Van Houtte, professeur au lycée Alphonse-Pellé, de Dol. Son message, il l'a mis en place, avec ses élèves, voici presque vingt ans. Avec la réalisation des fresques exécutées à partir de documents d'époque. Première rencontre dinardaise, l'an dernier et premières réactions très impressionnées. « J'ai rencontré beaucoup d'intérêt, dans cette ville, avec des collégiens parfaitement préparés », racontait-il à l'époque.

Engagement des collégiens

La Ville avait alors spontanément donné son accord. Le collège du Bocage s'était investi à fond dans le proje

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 18:41

Raymonde Famy avait 17 ans en 1940. Elle habitait à Verjux…

Raymonde Famy avait 17 ans en 1940. Elle habitait à Verjux…

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  • Raymonde Famy avait 17 ans en 1940. Elle habitait à Verjux…
  • En Saône-et-Loire, comme ici à Génelard, la ligne de démarcation suivait le canal. Photos DR
  • Le Digoinais Paul Thomas avait 14 ans en 1940. Il passait du courrier caché dans son vélo, en évitant les fouilles.

En juillet 1940, pour la première fois de son histoire et jusqu’en mars 1943, la France est coupée en deux par une frontière. Des témoins de l’époque en parlent dans un documentaire.

La ligne de démarcation, personne ne se souvient vraiment aujourd’hui de son tracé exact. Comment les Français l’ont-ils vécue au quotidien ? Ceux qui vivaient de part et d’autre de la ligne, ceux qu’elle a révoltés, ceux qu’elle a aidés, ceux qui en sont morts et ceux qu’elle a fait espérer.

1 200 kilomètres

Emmanuel Amara, auteur-réalisateur, vous propose de la redécouvrir dans un documentaire intitulé « Ligne de démarcation, une blessure française » (diffusé dimanche 24 mars à 22 heures sur France 5). Il est parti à la rencontre de ses derniers témoins, y compris en Saône-et-Loire, de cette ligne longue de 1 200 kilomètres, tracée d’un coup de crayon par les Allemands. Traversant treize départements, dont la Saône-et-Loire, la ligne délimitait au nord, la zone occupée par l’armée allemande et au sud, la zone non occupée abritant le gouvernement de Vichy.

Tout au long des 52 minutes de reportage, la parole est donnée à des témoins.

Le Digoinais Paul Thomas, âgé de 14 ans en 1940, se souvient ainsi de la manière dont il franchissait la ligne au poste de contrôle de Varennes-Saint-Germain avec du courrier caché dans son vélo, tout en évitant les fouilles.

Depuis Verjux, en zone libre, Raymonde Famy se rappelle comment elle se rendait de l’autre côté, en zone occupée à Gergy, pour se ravitailler. « Notre veine, c’est que l’officier parlait très bien le français. On l’appelait « le Grand Albert » -sa mère était alsacienne-, il était très sympathique et il me laissait passer. » Très vite, elle passe clandestinement du courrier et des faux papiers cachés dans sa bicyclette ou sur elle. La jeune Raymonde aide aussi des personnes sans papier à franchir la ligne pour traverser.

Des traces physiques

Sébastien Joly, professeur d’histoire-géographie au collège de Saint-Germain-du-Plain et auteur également d’un documentaire sur la ligne de démarcation, mène les s

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 18:40

Madame Calandra, Maire du XXe arrondissement
Monsieur Bargeton, Adjoint au Maire de Paris, chargé des déplacements, des transports et de l’espace public. Premier adjoint à la Maire du XXe, chargé de la culture.
La Fondation pour la Mémoire de la Déportation, Commission Dora Ellrich
Les éditions de l’Amandier et BAT - le Billet des Auteurs de Théâtre


vous prient de leur faire l’honneur d’assister

jeudi 28 mars 2013 à 18 h


Salon d’honneur de la Mairie du XXe arrondissement
6 place Gambetta - 75020 PARIS

(Confirmation souhaitée par mail à editionsdelamandier@wanadoo.fr)

Nos champs de solitude
Itinéraire photographique et littéraire à travers les camps de Buchenwald, de Dora-Mittelbau et d’Ellrich

Photographies de Philippe Alkemade,
textes de Philippe Alkemade, Jean-Pierre Thiercelin, Philippe Touzet

Exposition dans le salon d’honneur de la mairie du XXe arrondissement

du 26 mars au 11 avril 2013

Mis à jour : mercredi 13 mars 2013
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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 18:39

Du 11 mars au 20 avril 2013, le centre Edmond Michelet de Brive accueille l'exposition "Camps d'internement du Liousin "1940-1944).

Destinés à l'origine à regrouper les étrangers "indésirables",  les camps d'internement qui furent construits en France à partir de 1939 servirent, sous l'Occupation, à la politique d'exclusion et de collaboration du régime de Vichy. De nombreux "politiques" y furent internés, ainsi que des milliers de Juifs étrangers voués par les nazis à la déportation et à l'extermination. 
Trois camps furent ouverts pour le Limousin à partir de 1940, tous situés à proximité de Limoges, à Saint-Germain-les-Belles, Nexon et Saint-Paul-d'Eyjeaux. 
L'exposition, réalisée par l'AFMD 87 et l'ADIRP, de la Haute-Vienne raconte l'histoire de ces camps disparus et le destin de ceux qui y furent enfermés. Elle est complétée par une série de dessins originaux réalisés par un détenu de Nexon, Raoul Nolibos.
Autour de l'exposition
Mardi 26 mars
Projection du film "Le camp fantôme", de Tessa Racine, et rencontre-débat avec l'historien Guy Perlier.
 
À 20h30 au cinéma le Rex (3, bd Koenig, 19100 Brive)
Lundi 29 avril
Conférence de Guy Perlier. Août 1942 en Limousin : la 
Rafle.
À 20h30 à la salle de conférences du musée Labenche (26 bis, bd Jules Ferry, 19100 Brive)
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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 23:21
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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 23:04
Jusqu’au dim. 31 mars 2013 - Théâtre Rive Gauche, Paris - En 1945, Otto Frank, revenu des camps, attend tous les jours ses deux filles sur le quai de la gare d’Amsterdam. Lorsqu’on lui apprend qu’Anne et Margot ne reviendront pas, il ose ouvrir le journal intime de la cadette, Anne, et découvre avec stupeur qu’il ne connaissait pas vraiment sa fille. Cette adaptation du Journal d’Anne Frank par Eric-Emmanuel Schmitt adopte le point de vue du père d’Anne, incarné sur scène par Francis Huster.


Ce spectacle a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. 

Bande annonce

http://www.fondationshoah.org/FMS/spip.php?article1979

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 22:59
http://blog-fondation-memoire-deportation.blogspot.fr/2013/02/exposition-communiquer-pour-resister.html
Jusqu'au 5 mai, le Cercil propose un questionnement sur l'action de résister, ou plus exactement sur l'importance de communiquer pour résister.

Les tracts, les journaux clandestins, la radio libre ont en effet joué un rôle crucial dans le combat pour la liberté. Face aux persécutions et aux injustices, à la propagande, il fallait choisir son camp - la passivité p
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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 22:57
http://blog-fondation-memoire-deportation.blogspot.fr/2013/02/livre-memoires-blessees-de-charles.html

 « C’est bien plus difficile d’honorer la mémoire des anonymes que celles des personnes célèbres. La construction historique est consacrée à la mémoire de ceux qui n’ont pas de nom. » Walter Benjamin
"Mémoires blessées" fait état de plusieurs mémoires traumatiques en quête de reconnaissance : la subalternité des poilus de la Grande Guerre, le génocide des Arméniens, l’Espagne franquiste et la guerre civile, la destruction des Juifs d’Europe, Sétif, les harkis, les dictatures chilienne et argentine, mais aussi le décès d’ouvriers lié à l’amiante, le vécu difficile de l’émigration… Des histoires qui a priori n’ont rien à voir entre elles, mais qui sont somme toute liées par une expérience similaire : une souffrance tue, ou non audible, qui se doit d’être révélée et analysée par l’historien pour rendre le passé intelligible.
En ce qui concerne le cas singulier de la destruction des Juifs d’Europe sous le nazisme, il s’agit de ne pas tomber dans le double écueil de la sacralisation et de la banalisation. « Avec la sacralisation, il n’y aurait plus d’analyse possible, toute quête d’intelligibilité serait vaine à jamais ; mais avec la banalisation, c’est le relativisme et ses impasses qui rendraient alors illusoire toute approche un tant soit peu critique et responsable. »
L’auteur considère que « les traumatismes des uns concernent aussi les autres, et inversement. » Il porte ce regard de l’historien, attentif aux témoignages qui remontent jusqu’à aujourd’hui, il est celui qui écoute « la singularité de drames humains particuliers », et qui tient compte également de la « dynamique collective » pour prévenir du risque du retour de la barbarie. « Et ce risque, qui nous concerne tous, relève bien d’une dimension globale et universelle. »

Mais si la reconnaissance des mémoires blessées est n
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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 21:54
http://www.afmd.asso.fr/Memorial-en-Vendee-tout-faire-pour-749.html

Depuis plusieurs années, les membres de l’AFMD 85 murissent un projet de création d’un lieu d’histoire et de mémoire de la Résistance et de la Déportation en Vendée.

Dès l’été 2009, un groupe de réflexion dit "groupe musée" s’était mis à l’ouvrage, notamment en collectant des témoignages ou en réfléchissant à la forme de ce "mémorial" mais sans que cela ne débouche sur un projet concret... Les réunions se sont succédées sans que cela n’aboutisse à un résultat tangible.

Lors de l’ assemblée générale de l’AFMD85 de septembre dernier, un nouvel élan a été donné. Quatre membres de la DT se sont rendus au Mémorial des Déportés de la Mayenne pour une visite guidée par Jocelyne Doumeau et les collectivités territoriales, restées sourdes à un premier courrier, ont été relancées.

Mercredi 23 janvier, une réunion a rassemblé la majeure partie des adhérents sous la direction de Martine Trémège, présidente de la DT85. De là, est née "l’association pour le Mémorial de la Résistance et de la Déportation 

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  • : Mémoire de la Résistance et de la Déportation
  • : il s'agit d'un blog dédié à la Mémoire en général et à la mémoire de la Résistance et de la Déportation en particulier
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