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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 19:16

 

Cie TRANS EUROPE THEATRE

BP-37 - 7 avenue de Tournan - 77150 Lésigny          

Contact production & diffusion

( : 06 32 56 61 87

transeuropetheatre@wanadoo.fr

http://transeuropetheatre.over-blog.com/

 

 

 primo-levi-si-c-est-un-homme.jpgprimo-levi.jpg

«  Si c’est

un homme »

 

de

 

Primo Levi

 

Prochaines représentations : Avignon Festival 2009 – ESPACE ALYA

Du 18 au 21 juillet 2009 à 18h55

31bis rue Guillaume Puy – 84 000 Avignon

Réservations  : 04 90 27 38 23

 

 

Co-producteurCompagnie Pôles Productions

 Espace Lurçat-91 260 Juvisy sur Orge

http://polproductions.over-blog.com/

 

 

 

 

 

 

Ce spectacle a reçu le soutien  de La LICRA

& de L’A.P.H.G ( Association des Professeurs d’Histoire et Géographie)

du Conseil général de Seine & Marne, de la Spedidam, du Rectorat de Paris, du Centre Culturel des Portes de l’Essonne, de la Ville de Juvisy sur Orge, de la Communauté de communes des Portes de L’Essonne, de la Ville de Lésigny, du Conseil général de L’Essonne …

 

Distribution

 

Adaptation théâtrale, interprètation,

mise en scène 

Patrick Olivier

 

Musique sur scène ( violon):

 Avec en alternance

Guillaume Fontanarosa

Corinne Chevauché

Pascal Delalèe

Colin Pip Dixon

 

Equipe Artistique

 

Direction d’acteur,montage vidéo, interprètation audiovisuelle

Odile Michel

 

Interprètations audiovisuelles: Marine Lansman - Claude Confortès

 

 

Equipe Technique

 

Lumières & régie générale: Michel Bauman

 

Régie vidéo : Philippe Baumann

 

Conception décor :Pascal Chatton

 

Construction décor :  Christophe Malaval

 

 

 

 

 

 

 

Quelques Notes …

 

 Face à nous un homme seul.

Un survivant de la Shoah, un rescapé des camps de concentrations et d’exterminations.

Face à nous, ces contemporains et les nouvelles générations, à la barre du tribunal de l’Histoire, cet homme, ce témoin -au sens littéral du terme-( personne pouvant attester d’un fait en vertu d’une connaissance directe), parle, évoque, transmet, au nom de tous ces êtres aux regards hébétés( hommes, femmes, enfants) devenus au fil des jours par le froid, la faim, les coups, la peur…  des humains, non-humains, de simples objets  qui faute d’utilité évidente deviennent encombrants et que nous  jetons ou  que nous brûlons.

 

Policé, appliqué, mesuré le récit de   Primo Levi nous parle d’un gouffre, d’un maelström du Mal absolu, de ce point exact de notre l’histoire où il y a eu une rupture de la civilisation, de notre civilisation.

Moment terrible où le racisme primaire érigé en dogme, orchestré par une poignée de monstres, relayé par des milliers de fonctionnaires-bourreaux et quelques millions d’hommes et femmes assoupis, a donné naissance à une nouvelle caste  mise à jour par Jean-Paul Sartre :    «  l’Elite des médiocres ».

 

Une « Elite » basée non pas sur les valeurs du mérite et du travail mais uniquement sur la joie de haïr l’autre  ( le juif, l’arabe, le noir, le jaune…). En traitant l’étranger comme un être inférieur - le raciste, l’antisémite - affirme du coup son appartenance à une élite, il n’a rien à faire pour mériter sa supériorité, elle lui  est acquise de fait.

Puisse, hier comme aujourd’hui,  le récit de Primo Levi agir comme un signal d’alarme sur les nouvelles générations :«  Beaucoup d’entre nous, individus ou peuples, sont à la merci de cette idée, consciente ou inconsciente, que « l’étranger, c’est l’ennemi ». Le plus souvent, cette conviction sommeille dans les esprits, comme une infection latente ; elle ne se manifeste que par des actes isolés, sans lien entre eux, elle ne fonde pas un système. Mais lorsque cela se produit, lorsque le dogme informulé est promu au rang de prémisse majeure d’un syllogisme, alors, au bout de la chaîne logique, il y a le Camp… ».

 

La mise en scène s’appuiera sur la puissance de la Parole invoquée, de la présence solitaire  de l’acteur, fractionnée uniquement  par des séquences vidéos d’archives, des poèmes de Benjamin Fondane et de quelques vagues de musique échappées d’un violon comme des  lames de fond titanesques  de l’esprit, de la culture, de la beauté de l’homme partant à l’assaut de «  l’Elite des Médiocres ».

 

Sur la scène vide, un banc, une stèle, une toile blanche et …la Parole d’un homme qui nous rappelle que dès qu’on touche à la dignité d’un homme, on saccage  l’humanité tout entière, notre humanité.    

 Patrick Olivier

 

 

 

 

 

Itinéraire de l’auteur

 

Primo Levi est né à Turin en 1919.

En 1942, après des études de chimie, il s’installe à Milan. Il est arrêté comme résistant juif en février 1944, puis déporté à Auschwitz, où il restera jusqu’en janvier 1945, date de la libération du camp par les Soviétiques.La guerre finie, il épouse Lucia Morpugo, dont il aura deux enfants, et prend la direction d’une entreprise de produits chimiques. Parallèlement, il commence à écrire.Son premier livre, Si c’est un homme, paru en 1947, le journal de sa déportation, est l’un des tous premiers témoignages sur l’horreur d’Auschwitz. Publié à l’origine dans une petite maison d’édition italienne, ce n’est que dix ans plus tard qu’il est mondialement reconnu comme un chef-d’œuvre.Primo Levi est également l’auteur d’une douzaine d’ouvrages, de récits, de nouvelles, dont plusieurs furent couronnés par des prix : La trêve (1963), Histoires naturelles ( 1966), Vice de forme (1971), Le système périodique ( 1975 ), des récits inspirés par son expérience de chimiste, La clé à molette (1978 ), Lilith et La recherche des racines (1981 ), Maintenant ou jamais ( 1982), puis Les Naufragés et Les Rescapés (1986 ), son dernier livre, le plus sombre et le plus pessimiste.

 Primo Levi s’est donné la mort en 1987.

 

 

Itinéraire du musicien

Guillaume Fontanarosa étudie le violon dans la classe de Jean Lenert au Conservatoire d’Aulnay, puis au Conservatoire Supérieur de Paris (CNR) ou il obtient un Premier Prix de violon (92) et de musique de chambre. Il se perfectionne ensuite auprès de Pierre Doukan, puis est admis (96) à l'Académie Frantz Liszt de Budapest.

En 1992, il participe à la fondation du Quatuor Vuillaume et prend part avec cet ensemble  à plusieurs master class du Quatuor Amadeus, Walter Trampler ou Serge Collot. Ils se produisent dans différents festivals: Chorégies de Reims, Festival du Périgord Noir, Printemps Musical de Provence... et à l'étranger Vienne, Londres, Budapest. 

Il travaille parallèlement au sein de divers orchestres symphoniques, orchestres de chambre ou  formations comme le sextuor avec harpe de Marielle Nordmann, avec lequel il joue également dans des festivals tels que le Festival de Sommières, Festival des Abbayes, Festival de  Moisan (Belgique)...Il s'est  produit comme soliste avec l'Orchestre Symphonique de Lyon, l'Orchestre des Jeunes d'Ile de France Emmanuel Chabrier ainsi que l’Orchestre Symphonique de Parana en Argentine.

Il prend part à différents projets, avec des orchestres jazz, jouant pour Stéphane Grappelli ou Michel Legrand,   il est également membre de l’ensemble Illico, « cinq cordes dont une vocale , avec lequel il se produit dans les salles parisiennes ( Sudden Théâtre, Théâtre de l’Européen…) et au Festival d’Avignon.

 

 

 

 

Itinéraire  du metteur en scène et comédien :

 

Depuis 1981, Patrick Olivier  a joué dans plus de quarante pièces de théâtre la plupart dans les rôles principaux dont :  « Audience- Vernissage et Pétition  » de Vaclav Havel  (Espace Pierre Cardin –Festival d’Avignon-Tournée nationale et internationale, reprise en 2007 au Centre Culturel des Portes de l’Essonne - mises en scène d’Odile Michel) , La Ménagerie de Verre ( mise en scène Nabil el Azan) et Soudain l’Eté Dernier ( mise en scène  Daniel Colas) de Tennessee Williams au Théâtre de Paris-Plaine, « Du Sang sur le Cou du Chat  » de R.W Fassbinder au Théâtre du Vieux Colombier , «  Cabaret Paris Canaille, Paris Bataille, Paris l’Amour » au Théâtre 13 à Paris (mises en scène Odile Michel)…..

Avec Odile Michel,  Patric Ourednik et Olga Spilar il a co-organisé  «  La Rencontre Culturelle France-Tchécoslovaquie » au Festival d’Avignon , et toujours avec Odile Michel  à Paris en partenariat avec Le Studio Bertrand et L’Institut Goethe «  Le Festival Rainer Werner Fassbinder »

 Direction artistique : en Avignon .« L’ Hommage à Jean Vilar » avec la participation de Agnès Varda, Nicole Croisille, Judith Magre, Claude Confortès, Jean-Pierre Jorris, Jeanne Moreau…

Dernièrement : organise, met en scène, joue :  «  On n’est pas là pour se faire ENGUEULER » d’après les textes, poèmes et chansons de Jacques Prévert & Boris Vian ( Lésigny,Ozoir La Ferrière, Fontainebleau, Paris – Théâtre de la Vieille Grille..),   «  Poètes vos Papiers » avec le Big Band D’JOB ( Ile de France), « Si c’est un homme » de Primo Levi ( Paris, Ile de France, Régions) , «  Lila l’Algérienne » d’après   le récit de Louisette Ighilahriz, les poèmes de  Kateb Yacine, (Festival d’Avignon , Maison des Métallos – Paris &Tournée),  il joue dans « Le Cabaret Poétique  » mis en scène par Odile Michel (Cloître des Carmes- Festival Avignon -Théâtre La Luna) , « Une Nuit avec… Vladimir Holan »  avec Claude Confortés et Aïni Iften (Théâtre Molière- Maison de la Poésie -Paris, Festival d’Avignon),  reprise de « Guernica Flamenca » (Festival d’Avignon-Théâtre La Luna). “Approche de la Parole » (Théâtre de l’Ile Saint-Louis – Paris),  « Guernica Flamenca» ( Avignon -Théâtre du Balcon & tournée). « Les Châtiments » de Victor Hugo (Chapelle des Pénitents Gris- Villeneuve-lez-Avignon) .. « La Tour de Tübingen »  de Friedrich Hölderlin avec Jean-Pierre Jorris (Théâtre Molière- Maison de la Poésie & Le Havre, Isle sur la Sorgue, «  La Dernière Bande, Fragment de Théâtre 1 & 2 » en compagnie de Jacques Dacqmine  & « Premier Amour » de Samuel Beckett avec Jean-Pierre Jorris (A.T.P , Festival  d’Avignon ,  Paris et tornée Ile de France)

Pour le Cinéma et la Télévision , un rôle principal ( Brigade Mondaine de Jacques Scandelari) et  plusieurs petits rôles secondaires ( Jean Giraut, Patrick Jamain, Peter Fonda…). Audiovisuel : Enregistre des pièces d’auteurs  pour France Culture ( Jacques Taroni, Alain Trutat….)

Reportages en co-réalisation avec Odile Michel. «  Sur l’Itinéraire de Vaclav Havel »- Prague 1989, « Paroles d’Artistes » Sarajevo (1994).

En 2003, il  réalise « Lila, L’Algérienne » ( moyen métrage) d’après le récit de Louisette Ighilahriz.

Il dirige actuellement la Compagnie Trans Europe Théâtre.

Il a fondé et co-dirigé en Avignon pendant 5 ans  avec Odile Michel l’Atelier du GRAL

( Théâtre de 200 places)

 

Les spectacles ou manifestations culturelles  dirigés par Patrick Olivier ont reçu le soutien de : L’ Adami, du Ministère de la Culture, du  Ministère des Affaires Etrangères, de la  Mairie de Paris, du  Centre National du Cinéma,  du Conseil Général de l’Essonne, du Conseil Général du Gard, du Conseil Régional Languedoc-Roussillon, de la Ville de Villeneuve-lez-Avignon,  du Rectorat de Paris ,du Ministère de la Jeunesse et  de l’Education,de  la Ville de Lésigny, du Conseil Général de Seine et Marne

 

Presse & Commentaire

« Si c’est un homme »    Primo Levi

 

Patrick Olivier a adapté ce texte difficile avec une mise en scène parfaite et un jeu sans erreur. L’ARCHE MAGAZINE…

Le décor minimaliste souligne les paroles de l'unique acteur de cette pièce, « Si c'est un homme. » A travers lui, c'est le chef-d’œuvre écrit par Primo Levi qui revit. LE PARISIEN                    …Un spectacle étonnant, dans une ambiance de pénombre, sans éclats de voix ni sursauts. OUEST-FRANCE

… Indélébile *** A voir absolument. Patrick Olivier campe cet homme revenu de l’enfer et qui témoigne. Sans pathos, avec ce même ton distancié mais implacable qu’utilise l’écrivain, le comédien donne les faits, rien que les faits entre décembre 1943 et janvier 1945, période pendant laquelle Primo Levi fut déporté à Auschwitz. Au plus près du récit, le comédien ne s’octroiera que de rares éclats de colère ou de sanglots dans la voix. Indélébile est son message de vigilance lancé aux générations futures. Indélébile aussi cette croix gammée que le comédien tente d’effacer, obstinément, comme une dernière supplique à écouter les leçons de l’histoire.  L’HEBDO VAUCLUSE

…Un témoignage percutant…Cette soirée, qui a suivi une matinée scolaire, a été un moment poignant. Patrick Olivier seul en scène  pendant une heure et demi, dans la pénombre, a interprété de larges extraits de «  Si c’est un homme », jalonnés par des poèmes de Benjamin Fondane, devant une salle qui n’a rompu le silence glacial, qu’à la fin du spectacle, pour applaudir chaleureusement.        LA REPUBLIQUE      

Patrick Olivier a mis en scène ce spectacle où il joue le seul rôle : il le fait avec conscience et humilité, sans chercher une quelconque ressemblance avec Primo Levi, mais en donnant tout leur sens aux phrases de ce dernier. L’ensemble du spectacle fort bien monté est tout à fait convaincant . REVUE HISTORIENS & GEOGRAPHES

…le comédien, debout, ou assis sur un  banc, découpé par une lumière verticale, vit avec vérité les paroles de Primo Levi … ponctué par les pleurs du violon de Colin Dixon, jouant face à eux, près d’une pierre tombale surmontée d’une étoile de David, balafrée de la croix gammée rouge d’un profanateur. Stigmatisant le négationnisme, le fanatisme et l’extrémisme, elle rappelle que le devoir de mémoire doit se renouveler. Dans l’urgence ! LA PROVENCE

Le travail de Patrick Olivier est à cette image, épuré, poignant, percutant. De noir vêtu, l’acteur est seul en scène pendant près d’une heure trente avec un violoniste qui vient jouer de fugaces interludes. A voir absolument, en ces temps troubles où les fantômes de la xénophobie semblent toujours prêts à se réincarner. Patrick Olivier et Odile Michel proposent un spectacle indispensable pour éviter que les consciences ne s’assoupisse  RADIO FRANCE BLEU      …                                                                   un flot d’émotions… émouvante représentation, symbole du devoir de mémoire inhérent à un passé douloureux . DERNIERES NOUVELLES d’ALSACE                                                        … A voir absolument !!! Tout notre respect et notre admiration vont au comédien qui nous transmet avec force et conviction ce texte poignant de Primo Levi. La mise en scéne est sobre et dépouillée. On est ému aux larmes tout au long de ce spectacle poignant et nécessaire. A voir absolument !!! BILLETREDUC.COM….                                                                                               Patrick Olivier ne force pas le trait, ne dramatise pas le propos dont la force suffit, ne scénographie pas un texte dont la gravité taraude l’esprit. On sort, secoué, sonné, révolté et sa voix puissante résonne encore longtemps après en  nous. FROGGY’S DELIGHT …                                               j'ai trouvé votre interprétation remarquable et servant, oh combien, ce que j'appelle le "travail de mémoire".Celui-ci se fondant sur les faits passés (= le "devoir de mémoire") est un projet d'avenir en se projetant sur le futur. Votre travail mon cher Patrick, répond à cette finalité là, et je vous en remercie. SAM BRAUN/ ancien déporté….

 

 

 

 

 

Fiche Technique  &  Bilan 2008/2009

 « Si c’est un homme  »

 

Le spectacle : Récit autobiographique de Primo Levi , jeune résistant juif arrêté par la milice, déporté dans un camp de concentration et d’extermination Auschwitz  pendant la guerre de 1940 , ponctué d’images vidéo, de poèmes (Benjamin Fondane) et de musique ( violon).

 

La Compagnie : Un comédien, 1 musicien, 1 régisseur

Durée du spectacle : 1 H 10mn en un seul acte

Le décor : un banc, une stèle, une toile de projection.

Le plateau : Pendrillons noirs, frises noirs. Sol noir.

Dimensions  minimum souhaitées : Ouverture : 5 m - Profondeur : 4 m - hauteur  : 3 m

La lumière :Un pupitre 24 circuits ( 3 préparations ou mémoire)

Ampli 24 X 2 KW

6 Découpes 1 KW type RJ 614- 12 PC 1 KW

 

Son : 1 table de mixage – 2 HP en fond de scène – 2 HP en façade

 

Vidéo : 1 vidéo projecteur (1800 lumens) – 1 lecteur DVD - 1 écran de contrôle ( ce matériel peut-être fournit par la compagnie)

 

Le personnel demandé à l’organisateur:

Pour les répétitions et la représentation : 1 régisseur général

 

Le Planning diffusion : J–1 : 1  service montage - 1 service lumière – vidéo
J-0 : 1 service répétition -La représentation - Le démontage ( 0 H 30 )

 

Prix de cession : 1500 euros H.T ( Paris –Ile de France )

Bilan Saison 2008/2009

 

Nombre de représentations : 45  

 Bilan spectateurs : 5510

Paris ( Théâtre du Jardin d’Acclimatation, Théâtre de la Vieille Grille, Théâtre de Ménilmontant),Avignon,Phalsbourg,Cholet,Lésigny,Juvisy sur Orge, Paray-Vieille-Poste, Marseille…

 

Dont près de 3200 élèves et responsables pédagogiques :

Lycée François Couperin ( Fontainebleau ) -Collège Saint-Blaise – ( Paris )  - Collège Eugène Delacroix – 91210 ( Draveil )-Lycée Jacques Prévert –( Longjumeau) - Lycée Jean Monet & Lycée Pagnol – (Juvisy sur Orge )-– Lycée Clément Ader – Mme Hélène Lajournade chargée de mission théâtre au rectorat de Versailles- Lycée Hélène Boucher ( Paris)-Lycée Aubanel ( Avignon)- – Collège des Hivernaux (Lésigny) – Collège Ronsard ( Paray-Vieille-Poste ), Lycée Saint-François et Erckmann ( Phalsbourg ), Institut Georges Leven ( Paris),Lycée Europe Schuman ( Cholet), Institut Leven ( Paris), Lycée Jean Monnet ( Juvisy sur Orge), Lycée Marcel Pagnol ( Athis-Mons), Lycée Français de Copenhague, Lycée Claude Bernard (Paris), Lycée de Chantilly….….

 

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 17:26

Le choc de la déportation

Déportations et génocide - l’impossible oubli (*), de Thomas Fontaine, préface de Louis Voutey, président délégué de la FNDIRP. Éditions Tallandier, 2009, 144 pages, 14,90 euros (+ 4 euros de port).

L’impossible oubli : ce sous-titre rappelle la plaquette éditée en 1970 par la Fédération nationale des déportés internés résistants et patriotes (FNDIRP) et souvent rééditée. Depuis, la connaissance historique a sensiblement évolué, aussi l’ouvrage a-t-il été entièrement repensé. Ce manuel est accompagné d’une remarquable illustration, photographies, cartes, affiches, documents divers, et de pages éclairant un aspect général (par exemple les formes de résistance dans les camps) ou particulier (comme la libération de Dachau). Il commence par le récit de la découverte des camps en 1945, choc énorme qui masque la diversité de la déportation et la spécificité du génocide des juifs. Textes et photos sont alors plus porteurs de messages que d’analyse, et la concomitance de cette libération avec le retour des prisonniers de guerre, des travailleurs forcés du STO, l’attention portée aux « déportés politiques » survivants, alors que la plupart des déportés juifs sont morts, construisent une mémoire globale. Ce premier chapitre est très important pour comprendre la perception initiale de la déportation et les évolutions futures. Suit un éclairage sur le nazisme, la dictature nazie et ses rouages, l’idéologie raciste, la répression sociale et raciale qui s’accentue avec la guerre. L’ouvrage retrace ensuite l’histoire des camps de 1933 à 1945 depuis les premières créations - de Dachau (mars 1933), assumé comme « modèle » par la propagande nazie, à Ravensbrück, pour les femmes (février 1939). En 1939, le système concentrationnaire est en place, empire SS avec son administration, son organisation sociale, ses profits par le travail. Avec la guerre, de nouveaux camps s’ouvrent, les effectifs croissent vite (22 000 internés en 1939, 100 000 début 1942) et s’internationalisent (38 nations à Dachau, où les Allemands ne sont plus que 10 % du total), tandis que se déchaîne la violence sur les détenus et que vient le temps de l’ouverture des centres de mise à mort destinés à l’extermination immédiate (plus de 99 % des déportés juifs sont anéantis). Dans la phase finale de « guerre totale », la déportation est source très importante de main-d’oeuvre pour l’économie de guerre, avec les commandos extérieurs aux camps (80 fin 1942, 660 en janvier 1945). L’extermination par le travail fait partie du système, dont l’évolution interne est finement analysée. Deux chapitres consacrés à la France montrent les parts respectives de l’occupant et de la collaboration vichyste dans les étapes de la répression de la Résistance - de la politique des otages aux convois massifs vers les camps - et de la persécution des juifs - des premières mesures antisémites à la solution finale -, jusqu’à l’escalade de la violence contre les civils de l’automne 1943 à l’été 1944. Bilan : 135 000 déportés - 74 000 juifs (3,5% rescapés), 60 300 au titre de la répression (42 % de morts) -, 3 000 tsiganes dans les camps de Vichy (162 déportés, dont 137 ont été tués), près de 3 500 fusillés, 15 000 massacrés lors d’opérations répressives, 6 700 républicains espagnols transférés à Mauthausen (près de 64 % de disparus). Comment penser l’événement ? L’ouvrage s’achève sur les divers aspects de la question, exemples à l’appui : juger, prévenir et légiférer, témoigner, enseigner et faire l’histoire, commémorer. Une publication de haute tenue, très bien documentée, accessible à tous, qu’on ne saurait trop recommander. (*) Ouvrage réalisé à l’initiative de la FNDIRP, avec la participation de la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA).

Roger Bourderon, historien

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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 19:54



 l'occasion de la clôture de l'exposition qui se tient jusqu'à aujourd'hui sous l'égide des Amis de la Fondation pour la mémoire de la Déportation, Résistance et Déportation, une conférence a lieu ce soir à 20 h 30, à l'atelier des Bastides. Le thème sera l'exclusion, la répression, l'internement et la déportation pendant la Seconde Guerre mondiale. Jacky Tronel, attaché de recherches à la Fondation de la Maison des sciences de l'homme et Lucien Bresson, directeur du centre régional d'études historiques de l'Ouest parisien, parleront du Sablou et de la prison militaire de Mauzac entre 1940 et 1945 ainsi que celle d'Aincourt (95) entre 1939 et 1942

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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 20:11
Hommage à Pierre Brision, résistant déporté



 

Dernièrement, en l'église de Saint-Julien-les-Villas, un vibrant et solennel hommage a été rendu à Pierre Brision, ancien résistant déporté.

Sa déportation, à 18 ans, fut la conséquence de son engagement dans la Résistance en 1943. À Buchenwald, où il passa 21 mois, il fit partie du comité militaire qui, le 11 avril 1945, libéra le camp avant même l'arrivée des troupes américaines.

Ce jour-là, avec ses compagnons survivants, ils firent un serment scellant entre eux un pacte d'espoir « d'un monde de solidarité où tous les êtres humains s'épanouiraient dans le respect de leurs droits, dans la paix et la liberté ».

Depuis son retour, Pierre n'avait cessé de se mettre au service de ceux qui ne sont pas rentrés. Il savait écouter, lui qui avait vécu dans sa chair l'enfer concentrationnaire nazi, avec la farouche volonté de transmettre son témoignage aux collégiens et lycéens. Au cours de l'office religieux, des hommages émouvants ont honoré Pierre Brision, qui était un exemple de générosité et de tolérance.
Dès son retour de Buchenwald, Pierre s'engagea pour la défense des droits des rescapés ; il devint président de l'Association des déportés internés résistants patriotes de l'Aube, vice-président de l'Association nationale des anciens combattants de la Résistance et œuvra pour que naisse, en 2000, la délégation de l'Aube de l'Association des Amis de la fondation pour la mémoire de la déportation, permettant ainsi à d'autres voix de faire entendre ce lourd héritage auprès des jeunes générations : « Ceux qui vivent sont ceux qui luttent », disait Victor Hugo.

Pierre a reçu les insignes de Chevalier de la Légion d'honneur en 1972. Pour son action pédagogique, il venait, le 23 mai dernier, d'être promu Chevalier dans l'Ordre des Palmes académiques.

 

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