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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 21:59

Alors que l’on célèbre en cette année 2013, le 70e anniversaire de la création du Conseil national de la Résistance mais aussi de l’arrestation de Jean Moulin par Klaus Barbie à Caluire, et sa mort probablement le 8 juillet en gare de Metz, un bel album très structuré, riche d’illustrations inédites lui rend hommage. Quoi de plus normal que de célébrer ce préfet qui, considéré à ses débuts comme un homme normal, a fait montre de qualités exceptionnelles au service de la France et de ses valeurs en s’offrant en oblation pour la libération de son pays, en gaullien assumé.

On retrouve sous la plume de Christine Levisse-Touzé et de Dominique Veillon l’enfant, l’artiste, le parcours de ce jeune fonctionnaire qui a grandi soutenu par une éducation républicaine dans une famille où les idées du radicalisme n’étaient pas enfouies dans la poche.
Comment celui qui est devenu un héros de France s’est imposé sur l’échiquier de la France combattante? D’abord parce que ce Méridional mobilisé dans le génie à la fin de la Première Guerre mondiale n’est pas devenu l’artiste qu’il révait d’être, pour faire plaisir à ses parents. Il s’est construit dans l’administration d’Etat et a eu la chance comme sous-préfet d’Albertville de rencontrer le député de Savoie, Pierre Cot qui, bientôt ministre, lui a permis d’accéder à des responsabilités de cabinet à Paris avant d’en faire un préfet territorial rigoureux et intransigeant lorsqu’il s’est agi de défendre les valeurs authentiques de la République.
C’est ce qu’il fait à Chartres alors que la France est au bord de l’abîme. Il incarne le rempart républicain et humaniste debout devant le nazisme intransigeant. “Je n’ai jamais caché mes sentiments politiques et j’entends servir sans faiblesse un idéal qui m’est infiniment cher”.
C’est ce qu’il a fait jusqu’à sa mort en endurant les souffrances infligées par ses bourreaux mais en ne révélant rien. Il est parti sans mesurer l’ampleur du travail accompli au service de l’unité de la Résistance qu’il a su fédérer pour le plus grand bien de son pays.
Rex, le pionnier a été critiqué par ceux-là mêmes qui ont compris sa vraie dimension de chef , celle qui n’avait pas surgi lorsque le jeune homme faisait ses études. 

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 21:58


Le destin du professeur François Jacob, mort à l’âge de 92 ans le 21 avril, aura été hors du commun. Né le 17 juin 1920 à Nancy, il entame des études de médecine avec l’intention de devenir chirurgien quand la Seconde Guerre Mondiale éclate.

Alors qu’il vient tout juste d’avoir 20 ans, l’étudiant se retrouve à Saint-Jean-de-Luz, d’où il embarque à bord du Batory, un navire polonais, pour rejoindre l’Angleterre. Arrivé à Londres, il s’engage, le 1er juillet 1940, au sein des Forces Françaises Libres (FFL). Le mois suivant, et compte tenu de ses études, il est nommé médecin auxiliaire, puis prend part à l’expédition de Dakar et à la campagne du Gabon.

L’année suivante, François Jacob est affecté au Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad (RTST) avant d’être promu médecin-chef de la 12e compagnie de cette unité avec les galons de sous-lieutenant. Le jeune officier participe à la seconde campagne du Fezzan dans les rangs de la colonne Leclerc, qui deviendra par la suite la 2e Division Blindée (DB), puis à celles de Tripolitaine et de Tunisie.

Il se distingue alors maintes fois par son courage en allant chercher des blessés sous le feu ennemi. Cela lui vaudra d’être touché au bras par des éclats de mortier, en mai 1943, au Djebel Garci. Il refusera de quitter son poste tant que sa relève par un autre médecin militaire ne sera pas assurée.

En juillet de la même année, il est affecté au Groupe Sanitaire de la Colonne n’°2, unité qui prendra l’appellation, quelques semaines plus tard, de 13e Bataillon médical de la 2e DB.

Le 1er août 1944, il débarque en Normandie, sur la plage d’Utah Beach avec la 2e DB. Seulement, une semaine plus tard, il est à nouveau gravement touché au bras et à la jambe par des éclats de grenade alors qu’il s’occupait de blessés dans le secteur de Mortain. Il est alors évacué vers Cherboug puis, après avoir été libérée, vers Paris, où il est hospitalisé au Val de Grâce. En novembre, il est promu médecin lieutenant à titre exceptionnel.

Démobilisé le 15 septembre 1945, après avoir passé plusieurs mois à l’hôpital, François Jacob reprend ses études de médec

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 21:56

Compagnon de la Libération et ancien chancelier de l’ordre de la Libération, prix Nobel de médecine, François Jacob est décédé vendredi dans sa quatre-vingt-treizième année a-t-on appris ce lundi 22 avril 2013. Un hommage solennel lui sera rendu ce mercredi 24 avril après-midi aux Invalides à Paris. Il était né le 17 juin 1920 à Nancy, en Lorraine où son père était administrateur de sociétés. Eléve particulièrement brillant dans toutes les disiciplines, il est d’abord scolarisé au lycée Carnot avant de rejoindre la faculté de médecine de Paris avec l’intention de devenir chirurgien.

Il est étudiant lorsque la guerre éclate en septembre 1939. Il se refuse à être le spectateur de l’affaissement de la France aussi décide-t-il de rejoindre la Grande-Bretagne et de continuer le combat. Il parvient à gagner Saint-Jean-de-Luz, au Pays Basque et embarque le 21 juin 1940 à bord du “Batory”, un navire polonais, à destination du Royaume-Uni. Il fait partie des premiers qui s’engagent dans les Forces françaises libres à Londres. Il y signe son appartenance le 1er juillet 1940.
Il souhaite servir dans l’artillerie mais cela s’avère impossible et comme il a commencé ses études de médecine, il est nommé médecin auxiliaire le 15 août 1940. C’est dans le service de santé qu’il participe à l’expédition de Dakar en septembre, puis il est associé à la petite troupe qui s’engage dans de la campagne du Gabon en novembre 1940.
François Jacob est affecté au Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST), au mois de novembre 1941. Il sert dans plusieurs postes tchadiens et manifeste un sens aigu de l’organisation. Cela lui vaut d’être promu médecin s

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 21:55


L’an prochain, l’on commémorera le 70e anniversaire de l’opération Overlord et donc du débarquement allié en Normandie. Une aubaine pour l’économie locale étant donné que cet évènement devrait faire venir de nombreux visiteurs sur les plages normandes.

Aussi, 6 offices du tourisme du Bessin (Calvados) et de la Manche ont pris l’initiative de lancer un laber intitulé le “Secteur mythique des plages du Débarquement” qui va d’ouest en est, de Sainte-mère-Eglise (Manche) jusqu’à Courseulles-sur-mer (Calvados), l’idée d’attirer les touristes tout en optimisant les retombées économiques que les commémorations ne manqueront pas de susciter.

Seulement, étant sans doute jugé pas assez rentable, le site de Sword Beach (Ouistreham) n’a pas été inclu dans ce “Secteur mythique des plages du Débarquement”, qui compte donc les plages de Juno Beach, Utah Beach, Omaha Beach et Gold Beach. De quoi lancer une polémique, pour le coup, bien légitime. Comme si le tourisme de mémoire – et par delà, le souvenir des sacrifices – devait se soumettre à des impératifs financiers…

Pour rappel, la plage de Sword Beach est celle où débarquèrent les 177 Français du commando Kieffer, appartenant à la 1st Special Service Brigade commandée par Lord Lovat, rendue célébre pour avoir été accompagnée par le joueur de cornenmuse est Bill Millin. Cet épisode avait été immortalisé dans le film “Le jour le plus long”.

Au total, près de 30.000 hommes posèrent le pied sur Sword Beach, et environ 700 d’entre eux y perdirent la vie. Aussi, l’initiative de ces 6 offices de tourisme revient à dire : “merci pour tout messieurs, mais les sacrifice

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 21:54
Cérémonie de commémoration au Monuments aux Morts
Cérémonie de commémoration au Monuments aux Morts (Michèle Ganet)

Cette pièce est une des rares pièces écrites dans un camp de concentration par Geneviève Tillon, résistante et déportée. C'est une drôle de pièce drôle que l'on peut jouer n'importe où. Un voyage dans les camps qui laisse parfois le spectateur un peu perdu. Une opérette tellement guillerette et pleine d'entrain qu'on finit par en oublier la charge tragique. Germaine Tillon, résistante et déportée, est décédée à l'âge de 101 ans. A 32 ans, elle fut une pionnière de l'ethnologie française. Arrêtée et incarcérée le 13 août 1942, elle est sous le coup de 5 chefs d'inculpation punis de mort. Déportée, elle arrive à Ravensbrûck le 31 octobre 1943. Elle aura la chance d'appartenir au convoi de détenues libérées par la Croix Rouge suédoise. Germaine Tillon fut une des 6 femmes élevée à la dignité de Grand


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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 21:53
janice.argaillot@orange.fr
conférence

Dans le cadre d’une action de communication, 5 étudiantes inscrites en 3ème année de licence LEA anglais-espagnol, organisent le 14 mai prochain une conférence sur la seconde guerre mondiale et la déportation, en présence d’anciens déportés. Cet événement aura lieu en

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 21:51

Synopsis : 1961 - La philosophe juive allemande Hannah Arendt est envoyée à Jérusalem par le New Yorker pour couvrir le procès d’Adolf Eichmann, responsable de la déportation de millions de juifs. Les articles qu’elle publie et sa théorie de "La banalité du mal" déclenchent une controverse sans précédent. Son obstination et l’exigence de

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 21:49

Paul Le Caër a répondu aux questions d'un nombreux public. 

 

Paul Le Caër a rencontré mardi des collégiens et lycéens, 70 ans jour pour jour après avoir été déporté à Mauthausen.

 

Dans le cadre des animations autour de la citoyenneté, destinées à sensibiliser les jeunes à l'aube du 70 e anniversaire du Débarquement, Paul Le Caër a rencontré des collégiens et des lycéens, au musée Mémorial de la Bataille de Normandie.

« Paul Le Caër a fait partie de ces jeunes qui, très tôt, ont refusé la présence de l'occupant, participant à plusieurs manifestations d'hostilité à leur égard, a rappelé Franck Leconte, directeur départemental de l'Onac (Office national des anciens combattants). Dès le 14 juillet 1940, il est présent au monument aux morts de la place Foch, à Caen, pour manifester son patriotisme et son opposition à l'Allemagne nazie. »

Les camarades

Élève au lycée Malherbe à Caen, il est contraint de revenir à Bayeux. « Un des copains était parti de Caen par les petites routes, raconte-t-il. Il a découvert dans un fossé sept fusils Lebel, des munitions et une grosse mitrailleuse. Un vrai trésor pour nous. Mais malgré les affiches placardées sur les murs du lycée, des camarades ont voulu ramener ces armes. L'un a été condamné à 9 années de forteresse, un second à 8 années ».

La déportation

Engagé au sein du réseau Cohors-Asturies, le jeune Bayeusain est envoyé en Allemagne pour avoir participé à l'inhumation, le 16 février 1943, d'un pilote canadien abattu à Saint-Martin-des-Entrées.

« J'ai été arrêté en classe d'anglais au collège Alain-Chartier », raconte Paul Le Caër, qui n'oublie pas la douleur du principal de l'époque « qui livrait un de ses élèves ».

Déporté le 16 avril 1943 au

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 21:48

 

La présidente de l’association se dit « heureuse et soulagée » que l’ensemble du projet qu’elle porte depuis près d’une décennie soit enfin réalisé et achevé. Cet espace Vigilance permettra désormais au Mémorial d’accueillir des groupes dans de meilleures conditions pour un travail recherche et « surtout des scolaires ».

 

Samedi 27 avril, dès 15 h 30, lecture du message des déportés place Cheverus et à 16 h 30, inauguration de l’espace Vigilance du mémorial, 23, rue Ambroise-de-Loré

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 23:50

 

En 1940, capitaine d'un bataillon d'infanterie, talonné par les Allemands, il ramène à pied, sur plus de 400 km, l'intégralité de ses hommes et de leurs armes ; retraite exemplaire qui lui vaut la croix de guerre. Au début de 1941, il entre activement dans la Résistance avec le réseau du Musée de l'homme, puis rejoint celui de la Confrérie Notre-Dame, fondée par le colonel Rémy.

 

Il y joue un rôle éminent et, au printemps de 1942, s'envole clandestinement pour rencontrer le général de Gaulle à Londres. Il devient un des grands animateurs de la France combattante et de la Résistance.

 

Il est l'un des tout premiers à être nommé Compagnon de la Libération le 17 octobre 1942 au motif suivant : "Modèle d'esprit de devoir et de sacrifice. Organisateur d'un rare mérite, a fait preuve, au cours des très importantes et périlleuses missions qui lui furent confiées, d'un dévouement exemplaire au service de la France." Le général de Gaulle le qualifie même de "philosophe du gaullisme".

 

Chantre de la France combattante

 

Il a été, d'autre part, le chantre de la France combattante et de la Résistance, des inconnus tombés au combat qu'il a appelés les "soutiers de la Gloire". L'émotion, le sens de la grandeur et de la fraternité donnent à ses discours, allocutions ou écrits de l'époque un souffle inspiré.

 

Infatigable combattant, il retourne une troisième fois en France en 1943. Quelques mois plus tard, son retour est rendu difficile par un temps d'hiver inclément. Au début de février 1944, il rejoint un groupe de résistants et de pilotes anglo-saxons retournant en Angleterre à bord d'une pinasse de 18 mètres, le Jouet des flots. La tempête fait échouer le projet.

 

C'était le premier d'une série d'accidents improbables qui donnent à son destin les traits d'une tragédie antique. Arrêté et mis en prison incognito

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  • : il s'agit d'un blog dédié à la Mémoire en général et à la mémoire de la Résistance et de la Déportation en particulier
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