La mémoire des Républicains espagnols dans la seconde Guerre Mondiale et dans les combats contre l’occupation nazie en France est disséminée. Les hommages rendus ici ou là, les nombreux travaux effectués dans le cadre des Universités et par des démarches associatives ou particulières, stèles et monuments, illustrent l’existence d’un «groupe» à classer parmi «les oubliés de l’Histoire».
Ils se sont engagés dans l’Armée française, dans la Résistance, ils ont été déportés, ils sont morts pour
la France. Des faits symboliques disent leur appartenance à la Nation française : ainsi de la décision du général Leclerc de faire entrer la première, pour libérer Paris, la Compagnie «la Nueve»,
composée d’Espagnols ; ainsi de la présence d’un fort contingent de Républicains espagnols parmi les victimes du massacre d’Oradour-sur-Glane.
Il est symbolique aussi qu’un homme comme Edmond Michelet, déporté à Dachau, ancien Ministre du général
de Gaulle, ait été l’un de ceux qui, à la libération des camps, contribuèrent à ramener en France les Espagnols arrêtés sur le territoire français et déportés pour s’être naturellement engagés
dans le combat. Au regard des faits et de l’analyse historique constitutive de l’identité nationale et de l’identité européenne, il conviendrait d’examiner au niveau du pays cette part de
l’histoire de France, de l’honorer et de lui rendre hommage.
TRIANGLE BLEU, association ayant pour but de rassembler la documentation et les archives des Républicains
espagnols déportés de France, appelle de ses vœux cette reconnaissance. Mémoire et Histoire se confondent.
Llibert Tarragó
Délégué de TRIANGLE BLEU
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